« J’ai un autre devis, 40 % moins cher. » C’est la phrase que j’entends le plus. Et en général, personne ne triche : les deux devis ne décrivent pas le même chantier.
Pose en rénovation sur le dormant existant, ou dépose totale ? Ce n’est ni le même travail, ni le même prix, ni le même clair de vitrage à l’arrivée. Sur une rénovation, l’aile de recouvrement mange quelques centimètres de lumière. Ça se dit à l’avance.
Un 4/16/4 standard et un 44.2/18/4 feuilleté à intercalaire warm edge ne jouent pas dans la même cour, ni sur le confort, ni sur l’acoustique, ni sur la facture.
Habillages, appuis, seuils, plats de recouvrement, joints, reprise des tableaux. C’est la partie qu’on ne voit pas dans un total, et c’est souvent là que se loge la différence. Ce qui n’est pas écrit dans le devis réapparaît à la fin du chantier.
Qui pose, sous quelle assurance, et qui revient dans cinq ans si une poignée casse.
Un devis moins cher n’est pas suspect en soi. Il décrit simplement autre chose. Le bon réflexe n’est pas de comparer deux totaux, c’est de comparer deux descriptifs ligne à ligne, et de demander qu’on vous explique chaque ligne. Quelqu’un qui sait ce qu’il vend saura toujours vous répondre.
C’est la règle que je m’applique quand je chiffre : écrire ce qui est compris, et pouvoir le justifier. Un client qui comprend ce qu’il achète ne négocie pas, il décide.
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